La Maison du Conflit

« La Maison du conflit » est une initiative basée à Bruxelles. Elle vise à développer une culture du conflit favorisant l'autonomisation, l'inventivité, et la responsabilisation collective des groupes et des personnes dans la prise en charge de conflits en souffrance, d'abus et de préjudices, à plusieurs échelles. Elle pratique l’intervention, la formation, l’expérimentation et le “maillage” pour travailler en réseau en mutualisant les ressources.

UNE CULTURE DU CONFLIT?

POUR QUOI FAIRE?

Cette culture du conflit favorise les logiques transformatrices et la responsabilisation de l'entourage plutôt que les logiques pénales et sécuritaires, en permettant notamment de mettre au travail les rapports de pouvoir qui traversent les groupes et les relations sociales, à petite échelle. Cette culture du conflit permet aussi, à une autre échelle, d'élaborer plus finement les stratégies, les plans d'action, et les alliances, des groupes et des organisations qui cherchent à avoir un impact social.

Les pratiques cultivées ou partagées au travers des interventions et des formations de la Maison du conflit sont non prescriptives. C'est à dire qu'elles ne prétendent pas fournir une solution à des situations dont les facteurs sont souvent multiples et complexes, mais restent au contraire au plus près de la singularité de chaque cas, pour permettre aux personnes impliquées de trouver elles-mêmes les pistes pratiques qui leur conviennent. Il s'agit de sensibiliser à des postures plutôt que de fournir des boites à outils ou des méthodologies tout terrain.

SUR BASE DE QUELLES PRATIQUES?

Analyse Institutionnelle et Socianalyse (intervention auprès de groupes en mutation ou en crise), Justice Transformatrice (voir Matrisses pour Bruxelles), Psycho-sociologie clinique et Dynamique de groupe , EM (penser et agir dans la complexité), Cercles restauratifs, sont quelques-unes des pratiques mises au travail ou en partage, avec des partenaires et complices, des passants ou voisines, des professionnelles ou des apprentis.

En lien avec le Steki et son quartier, ou des complices de lieux de liens, nous élaborons, testons, adaptons des pratiques pour les sortir des cadres professionnels, les mettre en “discussion” avec les usages coutumiers, issus des vécus personnels ou communautaires, et cherchons comment contribuer à réduire les logiques punitives et sécuritaires de manière plus large.

Enfin, notre économie repose sur un modèle solidaire : les tarifs sont proposés en fonction des ressources des personnes participantes, et une caisse solidaire interne permet de rendre nos interventions accessibles aux groupes qui n'ont pas les moyens de rémunérer des intervenantes professionnelles.